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Comprendre la richesse et l’intérêt de l’Ayurveda

Publié le 21 mai 18 par ayurda dans L'Ayurvéda | 192 vues

Encore peu connu en Occident, l’ayurveda, la médecine indienne, commence pourtant à susciter l’intérêt du public et les praticiens sont en voie de se tailler une place parmi les professionnels de la santé.

L’approche résolument holistique de la médecine ayurvédique compte sans doute pour beaucoup dans ce nouvel engouement.

« C’est le malade qui est soigné, non pas sa maladie ». Par exemple 3 personnes aux prises avec la « même » migraine seront traitées de façons fort différentes, selon leur constitution, l’origine de leur mal et les caractéristiques spécifiques de leur migraine.

Le praticien cherche à guérir la personne en l’aidant à retrouver l’équilibre perdu, ce qui, dans ce type de médecine, constitue la véritable cause de la maladie. On part du principe qui veut qu’un être en harmonie avec son environnement, et dont le mode de vie est équilibré sera naturellement heureux et en bonne santé.

C’est lorsque cet équilibre est rompu qu’apparaît la maladie. Le praticien utilisera diverses techniques pour comprendre la nature de la personne, déceler les déséquilibres particuliers qui causent sa maladie et l’aider à retrouver son état naturel de bonheur et de santé.

En sanskrit, le plus vieux langage structuré connu, ayur signifie « vie » ( l’arbre de la vie) et véda, « connaissance » ( l’arbre de la connaissance).

Cette médecine  est par conséquent la science de la vie, tout comme la biologie, qui a emprunté au grec les mots bios, « vie » et logos, « connaissance ».

Les Rishis, ces maîtres éclairés auxquels la tradition attribue les Védas (les écrits qui sont à l’origine de la religion hindoue et de l’Ayurveda), étaient d’abord et avant tout des philosophes. Ceux-ci, comme les philosophes de la Grèce antique, se considéraient comme des gnostiques. Ils croyaient qu’il est possible d’atteindre un état dans lequel on peut appréhender, avec sa conscience, la totalité de l’Univers. Cet état permettrait au corps de s’harmoniser avec « l’Être ultime », ce qui serait le chemin le plus sûr vers le bonheur et la santé.

Comme d’ailleurs dans plusieurs traditions, cette médecine considère que la personne est un microcosme de l’univers. Et tout ce qui existe dans l’univers serait constitué de 5 éléments fondamentaux : l’éther ou espace, l’air, le feu, l’eau et la terre.

Ces 5 éléments se combinent pour former 3 forces fondamentales, les doshas (Vata, Pitta et Kâpha) que l’on pourrait qualifier d’Âmes. L’équilibre et les interactions entre ces éléments déterminent la nature de chaque personne sur les plans physique, émotionnel, intellectuel et spirituel. La tridosha, ou l’équilibre relatif des 3 doshas entre eux, détermine donc la nature spécifique de chaque personne : sa prakriti ou constitution.

L’espace et l’air forment Vata ( Niveau de la Nechama);

La force qui régit les mouvements biologiques et rythme le métabolisme : respiration, élimination, rythme cardiaque, échanges intracellulaires, système nerveux sympathique. Il siège dans le gros intestin, la vessie, les os, la peau, les oreilles et les cuisses.

Sur le plan émotionnel; il s’exprime dans la joie, l’anxiété, la nervosité, la fraîcheur, la légèreté, la peur et la douleur.

Le feu forme Pitta (Niveau de l’ame Animal, Nefech Nutritive);

la force qui régit l’énergie physique, la digestion, l’absorption, l’assimilation. Il siège dans le foie, l’estomac, le pancréas, le duodénum, l’intestin grêle, la peau et les yeux.

Sur le plan émotionnel, il s’exprime dans la colère, la jalousie, la haine, la violence.

L’eau et la terre forment Kâpha (Niveau de la l’ame sensitive, Rouah, esprit);

la force structurante du corps, ce qui relie les divers éléments entre eux : le lubrifiant des articulations, l’humidité de la peau, la vitalité des divers tissus corporels, la force immunitaire, l’énergie du coeur et des poumons. Il siège dans la poitrine, la gorge, le cou, la nuque, la langue, l’hypothalamus, le nez, les tissus adipeux, les articulations, les fluides corporels.

Sur le plan émotionnel, il s’exprime par l’amour, le pardon, la générosité, le courage, l’attachement, le calme, l’envie et l’avarice.

La constitution de chaque personne est caractérisée par une combinaison spécifique de ces 3 doshas. Suivant le ou les doshas qui dominent, on peut déterminer le type physique et psychologique auquel appartient le patient. La première tâche du praticien ayurvédique sera donc de déterminer la tridosha de son patient, ce qui fournira des indications précises sur la nature de la maladie et sur les stratégies de guérison indiquées.

Pour la médecine Indienne, la maladie résulte d’un déséquilibre entre les doshas. L’excès ou la carence de l’un ou de l’autre causera une perturbation métabolique.

De manière ultime la maladie fera son apparition. Dans le tissu musculaire par exemple, un excès de Vata provoquera l’émaciation du muscle, un surplus de Pitta y causera de l’infection, tandis que trop de Kâpha le fera enfler. Les causes d’une maladie sont donc à rechercher dans ce qui, dans le mode de vie, les habitudes et l’environnement de la personne, a causé le déséquilibre entre les doshas.

Pour explorer les causes et les divers aspects de la maladie, le praticien prendra d’abord les pouls de la personne. La médecine indienne a poussé cette pratique à un impressionnant degré de précision et d’efficacité, qui va bien au-delà du nombre de pulsations à la minute. Il examinera également les caractéristiques physiques du patient, la nature de sa peau, de ses cheveux, de son appétit, l’état de ses yeux, de ses ongles, de sa langue, de son urine et de ses selles.

L’étude attentive de tous ces signes le renseignera sur la nature du problème qui touche la personne. Un praticien expérimenté peut même percevoir les signes d’un déséquilibre susceptible de causer une maladie avant qu’elle se manifeste. Il pourra alors aider la personne à corriger le déséquilibre, prévenant ainsi l’apparition de la maladie. Cet aspect préventif est d’ailleurs crucial dans ce type de médecine .

On tâche d’éveiller l’intelligence innée du corps et de l’esprit, de leur restituer leur faculté naturelle à prévenir la maladie, et d’entretenir la joie et la sérénité. On veille à créer une situation où la maladie n’a pas d’emprise, à renforcer les défenses naturelles de l’organisme et à stimuler les processus d’élimination des toxines et des impuretés dans le but de préserver la santé.